Depuis 1998, la Caisse d’Epargne a acquis 52.2 % du capital de la Banque de la Réunion. En 2002, elle fait partie intégrante de la Financière OCEOR, qui regroupe les banques Outre-Mer du groupe Caisse d’Epargne. Aujourd’hui, la Banque de la Réunion compte pas moins de 20 agences à la Réunion, ainsi que 3 à Mayotte.

Mais voilà , depuis vendredi 17 octobre, on sait que la Caisse d’Epargne a perdu en bourse 600 millions d’euros ! C’est un «incident de marché qui fait mal» indique le communiqué de presse du groupe. On est loin des 5 milliards d’euros de l’affaire Kerviel à la Société générale, mais n’empêche, en ces temps de grave crise économique (surtout pour les banques), perdre 600 millions d’un seul coup, ça doit faire vraiment mal !

On parle souvent de la théorie de l’Effet papillon, qui tente d’expliquer les prédictibilités. On peut donc sans peine dire dans notre cas que les 600 millions de perte de la Caisse d’Epargne auront sans doute des conséquences sur la BR. Mais lesquelles ?

Tout d’abord, on peut mal imaginer une augmentation de leurs frais, puisque la BR est la banque qui facture le plus de frais (tenue de compte, virement, agios, etc..). La BR possède le record de l’escroquerie à ce niveau. Alors s’il tente d’augmenter encore leurs frais, j’ose espérer que leurs clients quitteront définitivement cette enseigne.

Quelles autres possibilités ? Plutôt difficiles à dire. Peut-être que la solidité du groupe arrivera à stopper l’hémorragie sans que le client en paye la note. Toujours est-il qu’on lit régulièrement dans les journaux réunionnais des articles sur la crise économiques et ses possibles répercutions à la Réunion : et bien voilà , grâce à la BR on est passé de la théorie à la pratique !