Tout est dit : la Corse bénéficie de 185 000 000 d’euros ( !!) pour la continuité territoriale, alors qu’elle n’est qu’à 160 km des côtes françaises, son billet d’avion est à moins de 300 euros en période rouge et l’île ne compte que 260 000 habitants.

De plus, la Corse bénéficie de la Continuité Territoriale depuis 1970, date de sa création. En réalité, la Continuité Territoriale, que les DOM ne connaissent que depuis 2004 (et qui en passant a été suspendu en 2007, et on attend toujours sa reprise pour 2008), avait été spécialement créé pour la Corse.

Il faut également préciser que la desserte maritime et aérienne entre la Corse et le Continent français constitue le service public le plus achevé, le plus abouti, le plus complet qu’on ait jamais mis en œuvre en France, en Europe et dans le monde. Il dessert six ports de commerce et quatre aéroports dans une île qui ne compte que 260.000 habitants.

Le but de cet article n’est pas de faire le procès des corses. Ses habitants profitent des largesses de l’Etat français, et c’est tant mieux pour eux ! Mais pourquoi la Réunion (et d’ailleurs, tous les autres DOM-TOM y compris) ne profitent-ils pas également de ces faveurs plus que surréalistes ?

On est même en droit de se demander où va cette argent en Corse. 185 000 000 d’euros tous les ans, ça fait 711 euros par habitants, donc plus de deux billets d’avions en période rouge pour chaque habitant Corse ! On tombe dans la quatrième dimension…

Alors soit les corses n’ont jamais payer aucun billet d’avion de leur vie pour se rendre en Métropole, soit il doit y avoir une gestion « particulière » des fonds alloués par l’Etat pour la Continuité Territoriale

La Corse défraye souvent la chronique pour l’agressivité de ses parties indépendantistes. Est-ce grâce à cela qu’ils ont toujours bénéficié de ces faveurs exceptionnelles de l’Etat ? Devons-nous comprendre qu’en restant sage dans notre petit caillou perdu dans l’Océan Indien à plus de 9 000 kilomètres nous n’auront jamais rien de cet ordre ? Est-ce que la Métropole attend que le Réunion lève la voix pour enfin l’entendre et l’écouté ?

Le cas Corse est donc une particularité stupéfiante qui franchement ne trouve à mon sens aucune explication concrète. Il faudrait que nos décideurs se penchent sur le sujet et nous expliquent pourquoi il existe une telle différence entre ses Départements d’Outre-Mer. Ne sommes-nous pas tous pourtant français ?